Agriculteurs en Afrique : ils en sont capables !

Saviez-vous qu’en Afrique subsaharienne, environ 1 personne sur 4 est encore sous-alimentée ? Et, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les paysans ne sont pas épargnés par ce fléau. Une telle situation peut nous sembler totalement paradoxale, et pourtant…

Jacqueline, une des bénéficiaires de notre partenaire chrétien VOLDEB au Bénin, raconte :

« Il nous arrivait rarement de manger trois fois dans une journée. Nous n’avions même pas assez de moyen pour payer de la matière première pour nos activités. »

Et elle n’est pas la seule…

Les paysans ont faim !

C’est la triste réalité… Les agriculteurs produisent mais leur travail ne génère pas suffisamment de revenus.

Comment ça se fait ? Des terres appauvries, parfois éloignées, des semences de mauvaise qualité, des difficultés à stocker ou à écouler leur production.

Malgré leur travail acharné, ils ne peuvent pas pourvoir aux besoins de leur famille et ne font souvent que survivre. Les jeunes, quant à eux, quittent les villages pour trouver du travail en ville.

Faute de moyens, ils ne vont pas bien loin…

Mais comment bien travailler quand on n’en a pas les moyens ?

Pour avancer, les paysans ont besoin de formations à de nouvelles techniques ou encore d’engrais ou de semences de qualité (intrants), d’outils pour travailler la terre, de puits à proximité de leurs champs, de moulins pour faire de la farine etc.

Face à ce constat, les partenaires chrétiens du SEL, eux, ne baissent pas les bras ! Ils croient fermement que l’agriculture en Afrique est encore synonyme d’avenir fructueux.

Investir dans l’agriculture : un pari gagnant !

La stratégie de nos partenaires locaux ? Donner aux paysans les moyens de faire mieux ce qu’ils savent déjà faire.
Ils renforcent les capacités des paysans en leur permettant :

  • D’approfondir leurs connaissances
  • D’acquérir de nouvelles méthodes culturales ou d’élevage
  • De réfléchir aux circuits de commercialisation des produits
  • De recevoir l’équipement nécessaire à leur travail
  • D’optimiser l’irrigation de leurs cultures maraichères
  • D’accéder à des semences de qualité.

« Maintenant, dans le village nous avons des éleveurs de porcs, de chèvres et de poules de race améliorée. Nous n’avons également plus de souci pour moudre les noix de palme. Ces changements nous ont permis de manger à notre faim ! » continue Jacqueline.

Ensemble, nous pouvons leur faire du bien !

Quelle joie de lire des témoignages comme celui de Jacqueline ! C’est une véritable bénédiction de voir des hommes, des femmes, des jeunes tirer fierté de leur travail et reprendre espoir quant à l’avenir… un avenir plein de promesses.

De voir nos partenaires à l’œuvre auprès de paysans découragés nous permet de saisir une dimension de l’amour que Dieu nous invite à avoir les uns pour les autres : croire au potentiel de son prochain, le valoriser et lui faire du bien.

Aujourd’hui, avec votre soutien, nous plantons ensemble une graine qui portera un fruit durable !

Pour en savoir plus sur les projets Agriculture du SEL :

en savoir plus sur les projets agriculture du SEL

4 comments

  • Selon moi voici ceux qui manque aux paysans subsahariens aujourd’hui.

    Manque de prudence et de bons conseillers, il ne connaissent pas le rythme de leurs saisons jusqu’a présent, deux hivernages successifs ne sont jamais les même en matières de pluviométrie.

    Manque de courage et de sacrifice, l’engrais naturel ( déchets animaux, et autres). Conserve d’efficacité de sol plusieurs fois que l’engrais chimique. Je jusqu’à présent les paysans ont la peine de collecter ça. Parfois ils n’ont pas manque d’espace, mais ils se limitent à 1/2 hectare.

    Le moyen matériel les manque souvent pour cultiver la terre.

    Ils sont découragés par les peuls bergers qui peuvent détruire tout ce qu’ils ont fait chaque moment par manque de conscience.

    • Bonjour Kourabé,

      Oui, il est vrai que tous ces facteurs empêchent les agriculteurs en Afrique subsaharienne de faire leur travail efficacement et de pouvoir subvenir aux besoins de leur famille.

      C’est pourquoi nous nous réjouissons et soutenons le travail de nos partenaires locaux qui interviennent dans ce domaine au niveau de la formation, du prêt ou de l’achat de matériel, de l’accès aux engrais naturels, de la restauration des terres et du reboisement (dont nous parlerons au printemps prochains). Vous pouvez aller sur notre site selfrance.org pour plus d’informations sur le travail de nos partenaires chrétiens.

  • Bravo! Mais pourquoi n’êtes-vous pas plus connus au sein des églises de France? Pourquoi n’enseigne-t-on pas plus la solidarité et la charité?

    Je n’ai jamais vu un seul séminaire de SEL dans les églises.

    Et si ça changeait?

    • Bonjour Najiba,

      Je me réjouis que cet article vous permette de découvrir le SEL et le travail de nos partenaires.
      Le SEL est régulièrement invité pour des interventions dans les églises, ou pour tenir un stand dans des rassemblements chrétiens.
      Si votre église est intéressée par une telle intervention, n’hésitez pas à nous contacter à contact@selfrance.org

Participez à la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *