Face à l’insécurité alimentaire, des pêcheurs se reconvertissent en paysans

Ouidah
Sud du Bénin, Afrique de l’Ouest

Dans le sud du Bénin, des communautés de la région de Ouidah sont confrontées à l’insécurité alimentaire qui touche particulièrement les enfants.

La cause : la surpêche dans le lac Ahémé.

Ces dernières années, l’augmentation démographique a poussé la population à la surexploitation du lac, activité économique dont dépend largement les communautés alentours. Les revenus issus de la pêche et du mareyage (commerce des produits frais de la mer) ne suffisent plus à nourrir la population au point où on retrouve même des cas de trafic et traite d’enfants.

Pour sortir de cette crise alimentaire, il faut un moyen d’extirper les travailleurs de leur dépendance vis-à-vis de la pêche. Comment faire pour que la population puisse se nourrir à partir d’une autre ressource ?

C’est dans ce contexte que l’organisation ESOP (Entraide et Solidarité et Progrès), partenaire chrétien local du SEL, a mis en place un projet de formation agricole et de transformation de produits agricoles.

Le danger : l’exode rural

Quand la situation économique n’est plus tenable dans la région, le réflexe est de partir pour trouver des opportunités dans les villes. Selon notre partenaire, voici les risques provoqués par cet exode rural :

  • Victimes de xénophobie lorsqu’ils vont à l’étranger, comme au Gabon
  • Les villages se vident et les femmes restent souvent seules, sans perspectives de développement
  • Activités illégales ou dangereuses lorsqu’ils vont dans certaines villes du Bénin ou au Nigéria

Ces risques sont d’autant plus graves lorsque ce sont des jeunes qui partent.

Une solution : l’agriculture vivrière

ESOP part donc du constat suivant : trop de pêcheurs, pas assez de poissons. Et si ces pécheurs se reconvertissaient dans l’agriculture tournée vers l’auto-consommation, qu’on appelle l’agriculture vivrière ?

Notre partenaire agit de différentes façons pour atteindre cet objectif :

  • Sensibilisation dans les villages : les conséquences de la malnutrition et les avantages de la production vivrière locale
  • Sensibilisation dans les écoles : l’importance de l’hygiène alimentaire et l’insalubrité
  • Formation des hommes : techniques de production agricole
  • Formation des femmes : transformation agroalimentaire des matières premières
  • Soutien matériel : construction d’un atelier de transformation, dotation de semences et de petit matériel agricole…

Résultats : 700 familles bénéficiaires

En tout, ce sont près de 2500 personnes qui ont pu bénéficier du travail d’ESOP :

  • 5 villages lacustres sont sensibilisés sur les avantages de la production agricole
  • 33 pêcheurs se sont reconvertis dans la production vivrière
  • 5 groupements de femmes mettent en place des activités de transformation alimentaire (fabrication de biscuits à base de manioc, de bonbons à base de noix de coco, de copeaux de coco grillés, d’huile de palme…)

Enfin, le travail d’ESOP témoigne de l’amour de Dieu dans une région où le vaudou est largement pratiqué.

Grâce à la générosité des donateurs du SEL, le quotidien de familles entières n’est plus le même.

Pour soutenir le travail des partenaires du SEL comme ESOP et faire face à l’insécurité alimentaire, vous pouvez faire un don aux projets agriculture sur notre site internet.

BoutonProjetsdedéveloppement

One comment

  • Merci pour ces bonnes nouvelles, ça fait du bien de lire des infos positives venant de l’étranger, il y a tellement de raisons de se plaindre ou d’être déprimé actuellement. N’oublions pas la gratitude. la vie peut être belle.

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