Bien plus qu’un espace vert, une entreprise sociale et solidaire !

Vous n’imaginez pas tous les bienfaits d’un jardin ! Pour beaucoup, c’est un lieu de ressourcement, de loisirs, de convivialité. Pour ces villageoises de la région de Ségou, au Mali, c’est une nouvelle chance. Focus sur le travail de notre partenaire local, Jeunesse en Mission Mali.

Au Mali, 80% de la population travaille dans l’agriculture, faisant de cette activité, à l’instar de beaucoup d’économies africaines, le premier secteur productif.  

Mais il y a un « Mais » … 

Paradoxalement, pour une grande partie de la population malienne, l’accès à la nourriture demeure un problème. En effet, la conjonction des facteurs climatique, politique et sécuritaire exacerbe l’insécurité alimentaire des plus vulnérables.  

Assurer un accès à une alimentation saine, nutritive et suffisante à tous s’avère alors une priorité pour le pays dans sa lutte contre la pauvreté. Consciente de cet immense défi, l’association chrétienne JEM Mali, partenaire du SEL, aide les populations de zone rurale à mettre en place des jardins communautaires. 

Faciliter, accompagner, équiper 

Bien souvent, les communautés ont le désir de se lancer dans des activités de maraichage mais ne savent pas comment débuter faute de moyens financiers et de compétences dans la production de légumes (peu pratiquée au Mali). C’est là que notre partenaire intervient ! 

Depuis 3 ans, c’est dans un village très pauvre de la région de Ségou, où le niveau de malnutrition est élevé, que JEM Mali accompagne 100 femmes dans l’aménagement d’un jardin maraicher de 1,2 hectare. Parties de rien, mais dotées d’une très grande volonté, ces villageoises ont installé un magnifique jardin clôturé sur un terrain mis à leur disposition par le maire du village. Formées aux techniques de production biologique et équipées de matériel agricole par l’association, elles cultivent à présent une diversité de légumes.  

Grâce au jardin communautaire, une centaine de familles ont vécu une amélioration substantielle de leur alimentation. Outre la consommation familiale, le jardin est devenu une source de revenus pour les productrices qui parviennent à vendre une partie de leur production sur les marchés locaux. Une part du profit de chaque femme est épargnée dans une caisse commune qui sert à financer divers besoins de la communauté. 

Par Anaïs N’Landu, Chargée de projets au SEL

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