Crise ou pas : le travail continue !

Face à la crise sanitaire, les gouvernements ont pris des mesures restrictives pour ralentir la propagation du virus. Malheureusement, ces solutions renforcent la vulnérabilité des plus démunis. Pour nos partenaires chrétiens en Afrique, impossible de rester les bras croisés ! Mais comment continuer à œuvrer dans ces conditions exceptionnelles ? Voici l’exemple d’un de nos partenaires en République démocratique du Congo.

Le pasteur Jonathan Mpasi Mayala, président du CEPROMOR&AEPH[1] exprimait récemment combien il était primordial de continuer à travailler dans le domaine du développement, dans ce contexte si particulier lié à la COVID-19.

Connaitre le virus pour mieux le combattre !

Pour ce partenaire du SEL en RD Congo, il a fallu très vite s’adapter et tout d’abord informer les populations sur cette nouvelle maladie dont une grande partie niait l’existence. La deuxième étape consistait à former les agents et les différents acteurs du projet aux gestes barrière et fournir les équipements nécessaires.

Toute l’équipe a redoublé d’efforts pour continuer à travailler tout en respectant les mesures protectrices mises en place par le gouvernement. À partir du mois d’avril, les formations dans le domaine agricole prévues ont eu lieu mais il a fallu réduire le nombre de participants à 17 par session.

Ce partenaire persévère également dans la mise en place de PAFI (petites actions faisables et importantes), telles que le lavage des mains : essentielles en temps normal, elles deviennent vitales en temps de pandémie.

Suivre les enfants malnutris, un défi

Le CEPROMOR&AEPH mène aussi, en collaboration avec la zone de santé, un programme de réhabilitation nutritionnelle pour les enfants de 0 à 5 ans dans 4 centres de santé. Comment continuer ce volet quand les restrictions empêchent le regroupement des enfants malnutris au centre de santé ?

Dès mi-mars, afin de ne pas arrêter complètement l’aide aux enfants, le CEPROMOR et la zone de santé ont organisé des livraisons à domicile. Les ingrédients de la bouillie enrichie, qui contribue à la prise de poids des enfants malnutris aigus, ont été remis aux familles pour nourrir leurs enfants pendant un mois.

Les équipes du CEPROMOR et de la zone de santé ont profité de ces visites mensuelles pour rappeler les gestes barrières, remettre des dispositifs lave-mains et faire le suivi des enfants, grâce à leur clinique mobile qui leur permet, entre autres, de prendre les mesures anthropométriques des enfants.

Aujourd’hui, le regard du CEPROMOR&AEPH est déjà tourné vers 2021 : la sécurité alimentaire de chaque ménage reste plus que jamais leur priorité.

Véronique LAVOUE, Directrice des projets de développement et Isabelle DUVAL, Chargée des projets Ticket-Repas

Pour aller plus loin


[1] Centre pour la Promotion du Monde Rural Action, Évangile et Promotion Humaine.

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