Entretien avec Jouak, l’illustrateur de la nouvelle série de dessins du SEL

Le SEL publie début 2018 une série de dessins en lien avec sa nouvelle campagne « Faire le bien ». Présentation et interview de Jouak, l’illustrateur avec qui nous avons collaborer !

SEL : Tu signes tes dessins « Jouak ». Quelques mots pour te présenter ?

Jouak : Je m’appelle Joakim Riedinger et mon « nom d’artiste » est Jouak. Je suis originaire de Wissembourg, dans le nord-est de l’Alsace. J’ai fait des études dans le graphisme puis dans l’animation à Montpellier. J’ai travaillé ensuite en Angleterre pendant deux ans, à Paris dans le studio qui a produit le film « Les Minions » et je vis maintenant à Stuttgart. Je suis marié avec une jolie allemande, Damaris, depuis 2014. Et je suis donc passionné par l’art, l’illustration…

 

Comment es-tu venu au dessin ?

Je dessinais depuis toujours. J’ai commencé par copier ma grande sœur, puis d’autres artistes, des grands maîtres de la BD, de la peinture. C’est devenu une passion. J’ai beaucoup été encouragé très jeune par mes parents. Ça m’a aidé à persévérer. Je crois plus dans le travail que dans le talent finalement. Avec beaucoup de temps investi, on peut arriver à faire des choses à peu près présentables (rires).

 

Comment perçois-tu le lien entre l’art et la foi ?

Je fais partie du collectif d’artistes chrétiens Majestart et je me retrouve plutôt bien dans son slogan : « Des créateurs pour le Créateur ». Dieu seul est créateur au sens le plus fort du terme. Et nous, en tant qu’humains, on ne peut qu’essayer de copier ou remixer les choses.

 

Pourquoi as-tu accepté de collaborer avec le SEL ?

Quand j’étais plus jeune, le SEL avait un magasin d’artisanat à Wissembourg là où j’ai grandi. Du coup, dans mon esprit, le SEL a toujours résonné d’une manière positive. Si je peux accompagner sa mission, je m’en réjouis. J’ai toujours eu un profond respect pour cette association. Ça ne m’a même pas pris une seconde pour accepter le job.

 

Qu’as-tu pensé de ta collaboration avec le SEL sur cette série de dessins ?

J’ai beaucoup aimé l’angle de la série qui consistait à réaliser des illustrations autour du thème « faire le bien ». C’était challengeant et intéressant. Le SEL est venu avec des idées de départ qui étaient super drôles. Ça m’a alors beaucoup plu d’essayer de trouver des personnages qui pouvaient accentuer les contrastes. Par exemple, si on parle de quelqu’un de paresseux, je dois chercher à le rendre encore plus paresseux dans sa manière de se tenir.

 

Le dessin est un bon outil d’interpellation ?

Les histoires ont été utilisées depuis la nuit des temps. Jésus lui-même racontait des paraboles. Les gens pouvaient alors d’autant mieux s’y associer. Avec le dessin, on ne fait que réutiliser et actualiser ce principe en quelque sorte.

 

Concrètement, comment se passe la réalisation d’un dessin de ce type ?

La première étape consiste à faire un croquis très rapide. Souvent, ça va être petit, quelques centimètres de large. C’est pour avoir une idée de comment je peux mettre en scène les choses. Si c’est clair sur un dessin de 5 centimètres, ce sera clair sur un dessin de 50 centimètres ou plus. Paradoxalement, c’est l’étape qui prend peut-être le plus de temps. Mais c’est aussi la plus importante. Tout ce que tu feras ensuite va venir en plus mais la base elle est déjà dans le croquis.

Après ce que j’aime bien faire c’est des lignes très propres qui définissent un peu mieux le contour et le volume de chaque forme. Ensuite, je mets de la couleur pour dire que le pantalon est rouge et le chapeau est vert. Puis je fais une passe de lumière où j’explique un peu le volume grâce à la lumière. Si je dis que le soleil arrive de la gauche, alors l’ombre partira vers la droite. Cette étape fixe un peu plus le dessin dans la réalité. Une belle lumière fait une belle image ! Enfin on peut toujours ajouter des petits effets ou des petites choses. Tout dépend de la complexité que l’on veut donner au dessin. Si on cumule tout, je peux mettre 4-5 heures par dessin peut-être. Tout dépend de jusqu’à quel point j’ai envie de travailler les finitions aussi.

 

Le sujet de la série de dessins (et de la prochaine campagne du SEL) est « faire le bien ». Ça évoque quoi pour toi ?

« Faire le bien », pour moi, c’est un acte de reconnaissance. J’ai reçu toute ma vie de Dieu et en retour j’ai envie de redonner un peu de ce que j’ai reçu.

 

Retrouvez cette nouvelle série de dessins sur cette page du blog du SEL !

Suivez les autres réalisations de Jouak sur son compte instagram : @joua.k

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