Un autre regard sur la pauvreté #DécouvronsHaïti – J7

Ce voyage nous a interpellé : Voici les quelques réflexions qui en ont découlé. Laissez un commentaire pour partager votre avis !

Du 20 au 27 juillet 2015, Déborah et Ling-en se sont rendus en Haïti à la rencontre des partenaires chrétiens locaux du SEL. Retrouvez l’ensemble des publications en cliquant ici.

C’est notre dernier jour de reportage en Haïti. Avant de partir, nous avons souhaité partager avec vous quelques impressions sur ce voyage qui, nous l’espérons, vous aura intéressé. (Laissez un commentaire !).

Tu es mon berger, je ne manquerai de rien

Ce matin, nous nous sommes rendus dans l’église locale qui gère le centre d’accueil d’enfants parrainés que nous avons visité cette semaine :

3 faits marquants

A travers les différents projets que nous avons visités ces derniers jours, nous avons été confrontés à plusieurs formes de pauvreté. J’aimerais vous livrer quelques unes des réflexions que cela m’inspire.

Enfance = fondements

Nous avons rencontré de nombreux enfants durant cette semaine. Leur besoin d’attention et d’affection si touchant m’a profondément interpellé. Imaginer une famille nombreuse où les parents ont à peine les moyens de répondre aux besoins primaires de leurs enfants, c’est une chose ; le voir en est une autre. C’est en rencontrant cette réalité que nous prenons conscience qu’un enfant, pour se développer de manière équilibrée, a aussi besoin d’affection et de temps d’activités sociales et ludiques.

Ici, nous avons rencontré des enfants qui souffraient de sous-nutrition. Certains voyaient leurs capacités cognitives retardées en regard de leur âge. Et, surtout, beaucoup manquaient d’amour.

Le parrainage d’enfants avec le SEL tente de répondre à ces besoins, tant alimentaire, éducatif, affectif que spirituel. L’éducation chrétienne permet de donner des valeurs solides à ces enfants, qui représentent l’avenir d’Haïti reconstruite.

selfie enfants parrainés
Le parrainage, c’est aussi offrir des sourires à ces enfants.

Pauvreté = manque d’opportunités

Une des conséquences de la pauvreté que je n’avais pas perçue avant ce voyage, c’est à quel point elle réduit les chances de s’en sortir. De savoir qu’il y a tant de jeunes (et moins jeunes) qui déambulent dans les rues sans espérance de travail, c’est vraiment désespérant.

Face à ce constat, notre chauffeur David m’a interpellé avec ce dicton bien connu « quand on veut, on peut« . Il a souligné que c’était plutôt vrai en Occident, mais pas en Haïti. David, comme beaucoup d’autre Haïtiens, a de grandes ambitions pour aider son pays, mais il constate qu’ici « vouloir » – même très fort – n’est pas suffisant : ils ont besoin de notre aide.

Lors de la visite de l’École Technique Maranatha, soutenue par le SEL, nous avons rencontré des jeunes extrêmement motivés. Grâce à ce projet éducatif, qui leur permet d’accéder à une formation professionnelle à un tarif très accessible, les possibilités de trouver un travail en Haïti sont réellement meilleuresLeur volonté et notre aide peuvent faire la différence : nous le savons. Maintenant, il faut l’offrir à plus d’enfants !

Examen élèves ETB
Quelle issue pour les millions de jeunes qui restent sans aucune formation professionnelle ?

Santé = soins

Nous avons visité un bidonville à Fort-Mercredi où la population vit avec très peu d’infrastructures : pas de médecins mais quelques « charlatans » qui s’improvisent « docteurs ».

Nous venons d’un pays où être soigné est normal, nous n’y prêtons même plus attention. Mais ici, j’ai rencontré des patients pour qui être soignés ne va pas de soi. Comme cette femme avec cet abcès énorme. S’il n’y avait pas eu la clinique mobile, que le SEL soutient, personne ne l’aurait sérieusement soignée. Idem pour cette mère enceinte qui peut, grâce au dévouement des équipes soutenues grâce à la générosité de nos donateurs, veiller sur sa grossesse et son bébé.

Il faut savoir qu’Haïti manque de médecins. Cela ne fait que renforcer mon admiration envers ceux qui abandonnent le confort d’un cabinet médical pour venir en aide à cette population si démunie. Nous voulons leur redire ici à quel point nous sommes fiers de nos partenaires !

patientes Klinik Mobil
Chaque semaine, la clinique soigne à Fort-Mercredi 70 personnes. Comment faisaient-elles avant ? Comment font les autres bidonvilles ?

Oui, tellement fiers d’eux !

Nous avons passé beaucoup de bons moments à échanger avec les partenaires du SEL, pour mieux comprendre leurs actions. Leurs équipes sont composées de travailleurs acharnés, qui mènent un long combat contre la pauvreté. Malgré la fatigue qui les atteint parfois, ils continuent à manifester douceur et bonté dans tous leurs actes quotidiens, auprès des enfants comme des populations pauvres environnantes.

Avoir des partenaires sur le terrain aussi exemplaires et dédiés qu'eux est un tel privilège !
Avoir des partenaires sur le terrain aussi exemplaires et dédiés qu’eux est un tel privilège !

Profondément croyants, ces hommes et ces femmes trouvent en Dieu Celui qui renouvelle leur volonté et leur donne la force de continuer, malgré les difficultés quotidiennes qui ne manquent pas. En les voyant engagés ainsi, cela renforce notre désir de soutenir davantage les plus démunis.

Interview de Déborah

Déborah a été une collaboratrice exceptionnelle ! Son implication et ses récits sur le blog de La Rébellution ont permis de rendre ce voyage très riche. Nous lui avons posé quelques questions :

Richesse spirituelle

Si la pauvreté économique est réelle en Haïti, la richesse spirituelle l’est aussi. La foi de nos partenaires nous a réellement impressionnés. Malgré la terrible catastrophe qu’ils ont traversée, ils restent passionnés par leur pays, optimistes et travailleurs : grâce à Dieu, ils vont gravir cette montagne qu’est la reconstruction d’Haïti !

Avant de nous quitter, je voudrais vous laisser ces sujets de prières pour Haïti :

  • que Dieu favorise le développement économique du pays au bénéfice des plus pauvres,
  • que Sa paix couvre les prochaines élections présidentielles cette année,
  • qu’Il fasse croître les opportunités en termes de scolarité et de travail dans le pays.

Pour terminer, nous attendons avec impatience vos commentaires pour savoir si vous avez aimé ce reportage et en quoi nous pourrions améliorer le prochain.

6 comments

  • Aller voir sur place, pour moi un nécessité, (se donner les moyens de voir sur place est pour moi une priorité).
    comme le disait le papa de mon filleul, « donner de l’argent c’est bien, mais venir nous rencontrer est plus important ».
    Mais je dirai : prioritairement, Donner, Parrainer, et si possible, au moins une fois faire un maximum pour visiter la (le) filleule.
    C’est merveilleux de se retrouver. Je remercie Johnny (ex-filleul), sa sœur Noémi, aussi Vanessa ma « nouvelle » filleule », de m’avoir tant apporté.
    Merci aux éducateurs des centre qui accueillent si chaleureusement.

    • Bonjour Dany,

      Merci pour ce beau témoignage !! Vous avez visité votre filleul par le passé alors ? Quelle belle expérience et pour que le père dise cela, c’est que vraiment vous avez pu apporté beaucoup par votre présence.
      Dans quel pays se trouver Johnny ? Et Vanessa ?

      Je ne l’avais pas indiqué, mais moi aussi j’ai pu le faire : https://www.facebook.com/selfrance/posts/10153061501997916

      Merci d’avoir suivi le voyage et à bientôt pour de nouvelles (belles) histoires sur le parrainage d’enfants.

      Ling-en

  • Bonjour Ling-en,
    Johnny habite à Cochabamba et Vanessa à La Paz, tous les 2 en Bolivie.
    En fait c’est la cinquième visite chez Johnny (parrainage en 1998), (98, 2005, 2008, 2011, 2015)
    la première pour Vanessa que nous parrainons depuis un peu plus d’un an.
    Amitiés fraternelles 🙂

    • C’est incroyable Dany !
      Tous les enfants parrainés n’ont pas eu cette chance…
      Merci pour votre profonde implication et si vous souhaitez faire un témoignage sur le blog, nous serions ravi d’en discuter avec vous. Envoyez-nous un email à lhsia@selfrance.org.

      Salutations,

      LH

  • Merci pour ce reportage, je trouve aussi qu’avoir un filleul c’est une richesse pour le parrain car ils nous apportent beaucoup.
    Je n’ai pas encore la possibilité d’aller voir les miennes, mes petites Jennifer et maria qui sont au brésil et en république dominicaine, mais je l’ai mis dans mes projets, car je pense sincèrement qu’en plus de notre apport financier ils ont besoin de notre amour sincère. Je suis heureuse pu partagé ce qui se passe sur le terrain. Merci encore.

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