Journée du SEL 2018 : elle l’a faite !

Anne-Vanessa est une nouvelle déléguée, elle s’est engagée avec le SEL depuis peu pour présenter et présenter l’association dans son Église locale. Cette année, elle a eu à cœur d’organiser la Journée du SEL dans son Église à Sarre-Union (67). Découvrez son expérience et l’impact auprès des membres…

 

SEL : Qu’est-ce qui vous a motivée à organiser la Journée du SEL dans votre Église ?
Anne-Vanessa : Je connais le SEL depuis très longtemps et l’idée d’organiser cette journée me trottait dans la tête depuis l’année dernière. Je l’avais évoqué avec notre pasteur, mais nous étions un peu mal organisés à cette époque-là et, surtout, je n’étais pas certaine de gagner l’adhésion globale de l’église pour ce projet. Je voulais vraiment proposer à l’église un temps fort à vivre tous ensemble, et non leur imposer ce qu’ils verraient peut-être comme une lubie de ma part ! Bref, ce n’était pas encore le bon moment.

Puis, durant les mois qui ont suivi, le Seigneur a convaincu de nombreux membres de notre église qu’il était temps de sortir de nos murs, de nous ouvrir aux autres, de renouer avec l’évangélisation et la mission. Et l’été dernier, notre pasteur et quelques jeunes ont participé à Bouge Ta France où le SEL était également présent. L’équipe est revenue remplie d’un enthousiasme qu’ils n’ont pas tardé à partager ! L’organisation de cette journée s’est donc imposée comme une évidence cette année, parce qu’elle s’inscrivait parfaitement dans notre nouvelle dynamique d’église, et aussi parce que nous avions toute une équipe de jeunes sur-motivés qui étaient prêts à s’investir.

 

Quel format avez-vous choisi pour votre Journée du SEL ?
Nous avions décidé de vivre ce culte en famille. Il fallait donc proposer quelque chose qui pourrait intéresser toutes les générations !

Nous avons commencé par un temps de louange assez bref, avec quelques cantiques d’engagement. Puis on a utilisé un PowerPoint que j’avais préparé et qui rassemblait des petites vidéos du SEL, des citations pertinentes extraites du livre Ils ont aimé leur prochain, quelques dessins humoristiques de « Jouak » (le dessinateur du SEL), un extrait d’une prédication sur l’invitation de Jésus à nous faire des amis avec les richesses injustes, et un parcours interactif de réflexion autour de 4 questions :

  • Qu’est-ce qui me motive à faire le bien ?
  • Comment « bien » faire le bien ?
  • Quels sont les pièges à éviter ?
  • Quelles sont les limites ?

Nous avons fait circuler la parole et nos jeunes ont consigné les réponses des chrétiens sur un tableau blanc. Nous avions aussi prévu, à l’intention des enfants, une séquence de film montrant deux fillettes des Philippines vivant dans un bidonville mais conscientes de leur chance de pouvoir aller à l’école. Puis nous avons terminé par un moment de prière en petits groupes.

 

 

Comment cette journée a-t-elle été vécue par les personnes de votre église ? Quelles remarques et retours avez-vous eus ?
J’ai senti les chrétiens très réceptifs et nous avons eu de nombreux échos positifs.

Une maman m’a dit qu’elle avait pu expliquer à son garçon de quatre ans pourquoi les deux fillettes de la vidéo devaient se laver dans une bassine et ne pouvaient pas prendre de vraie douche ! Une autre chrétienne m’a avoué qu’elle s’attendait à un long monologue ennuyeux et qu’elle avait été agréablement surprise

Ce sont les enfants qui m’ont le plus impressionnée. Ils sont restés sages comme des images alors que cette présentation a duré presque une heure ! Je pense que les extraits vidéo y ont été pour beaucoup.

Enfin, nous avons eu quelques beaux fruits. Nous avions installé des stands avec des dossiers d’enfants à parrainer, des coupons pour faire des dons, et des livres pour adultes et enfants sur le thème de la bienfaisance. Le bilan est honorable : environ 400 euros de dons, une quinzaine de livres vendus et deux enfants parrainés. C’est un très bel encouragement pour nous.

 

Une chose à retenir de cette expérience… ?
J’en retiendrai trois, en fait :

  1. Il faut attendre le temps de Dieu. Ce qui n’était pas envisageable l’an dernier est devenu une évidence cette année. Quand c’est le bon moment, Dieu ouvre les portes, suscite des équipiers et aplanit tous les sentiers. Alors, il ne faut surtout pas se décourager lorsqu’un projet ne voit pas le jour aussi rapidement que nous le voudrions !
  2. Je pense que les chrétiens ont un grand cœur et sont remplis de bonne volonté, mais que parfois, tout ce qui leur manque, c’est une personne qui ose se lever pour leur dire : « Allez les amis, allons-y. On peut le faire, et ce sera génial » ! Nous avons besoin de voir davantage de personnes être ces étincelles qui permettront à la lumière collective de briller.
  3. Je suis vraiment convaincue que le Seigneur est en train d’appeler l’Église de France à sortir de sa zone de confort. Nous avons tout le potentiel et toutes les ressources nécessaires pour faire une vraie différence dans notre monde, à condition que nous nous concentrions sur l’essentiel et que nous ne gaspillions plus notre temps et nos forces dans des combats ou des discussions inutiles. Je crois que le temps est favorable et que les croyants sont prêts. C’est maintenant ou jamais !

 

Vous souhaitez en savoir plus sur la Journée du SEL et peut-être l’organiser dans votre Église ?
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