La résilience : perspectives théologiques

Que des hommes, des femmes et des enfants, voire des communautés et des populations toutes entières manifestent parfois des capacités étonnantes à surmonter des chocs, des bouleversements et des catastrophes, c’est un fait que nous apprenons par l’expérience. Comment l’interpréter ?

Dans la vision biblique du monde, c’est de Dieu que viennent les potentialités des humains. Il est non seulement le Créateur, mais aussi celui qui maintient et soutient tout ce qu’il a créé. Il continue à faire du bien à tous, même à ceux qui lui ont tourné le dos (cf. Actes 14.15-17). Il est légitime de considérer que les phénomènes de résilience correspondent à des potentialités que Dieu a accordées aux humains, un peu comme la cicatrisation après une blessure.

Il est donc tout à fait approprié de favoriser de tels processus, pour autant que cela dépend de nous ! Mais si la résilience est un don de Dieu, il importe aussi de le reconnaître et de ne pas mettre notre assurance dans notre capacité à rebondir après une épreuve.

Quand Dieu ouvre une nouvelle voie

La confiance en un Dieu souverain permet à Joseph de surmonter le traumatisme que ses frères lui ont fait subir (Genèse 37-50 ; voir en particulier 45.4-9 et 50.19-21) et même de leur faire du bien. Ce qui se passe ici dépasse de loin les phénomènes de résilience que l’on observe dans l’humanité de façon générale. C’est le plan du salut qui est en marche.

La Bible nous montre Dieu intervenir dans des situations humainement désespérées et conduire à une forme surnaturelle de résilience. Il l’a fait suprêmement en Jésus qui est la source de tous les nouveaux départs. À cause de lui, Dieu peut nous aider à traverser l’épreuve et faire en sorte que la situation finale soit même meilleure que la situation initiale !

Encore aujourd’hui nous voyons des chrétiens et des Églises pressurés par la pauvreté et les injustices être équipés par Dieu pour aller de l’avant, faire le bien et bien le faire. Ils peuvent à bon droit nous inspirer !

Mais soyons honnêtes : tout le monde n’est pas toujours résilient même avec de la foi. Sachons alors que nous n’avons pas besoin d’attendre d’avoir surmonté toutes nos épreuves pour aimer notre prochain ni de réserver notre solidarité avec les pauvres à ceux qui sont résilients ! En Jésus nous avons l’espérance certaine d’un renouvellement parfait dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre où la justice habitera. Cela suffit pour nous mettre en chemin dès aujourd’hui.

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur la résilience en matière de développement, lisez cet article de Nicolas Fouquet :

Découvrez d’autres réflexions théologiques sur l’amour du prochain !

Participez à la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *