Aux origines du jeu de société « Les villageois de Baobila »

« Les villageois de Baobila », c’est le nouveau jeu de société du SEL qui sensibilise aux questions de pauvreté. Découvrez l’histoire derrière le jeu…

« Les villageois de Baobila », c’est le nouveau jeu de société du SEL qui sensibilise aux questions de pauvreté. Découvrez l’histoire derrière le jeu…

Un outil de sensibilisation

Nicolas est chargé de mission « éducation au développement » au SEL. Son objectif ? Encourager les chrétiens en France à réfléchir sur des sujets en lien avec les questions de pauvreté et solidarité. C’est lui qui est à l’origine des « villageois de Baobila » : « Je joue beaucoup aux jeux de société dans ma famille. Plus largement, il y a un regain du jeu de société en France depuis une dizaine d’années. L’approche ludique est un bon moyen aussi pour transmettre des valeurs et questionner les gens. » L’équipe du SEL a alors vu dans le projet la possibilité de créer un outil nouveau et utile à sa mission de sensibilisation.

Des débuts assez lointains

Le projet de jeu de société n’est pas récent. Il remonte à l’été 2016. Nicolas profite que l’activité de son poste soit un peu plus calme durant la période estivale pour creuser l’idée. Un peu moins de deux semaines sont nécessaires pour finaliser une première version du prototype. Il se rappelle des débuts : « Une fois lancé, les idées fusent et on a du mal à s’arrêter. Il faut arriver à se canaliser et à ne pas partir dans tous les sens. On écrit, corrige, commence à créer, corrige encore… ». L’important, c’est d’arriver à trouver la trame de base et la mécanique de jeu sur laquelle va reposer l’ensemble.

Une mécanique originale

Dans le cadre des « villageois de Baobila » (qui ne s’appelle bien évidemment pas encore comme ça), l’idée fondatrice réside dans le fait d’avoir des cartes recto-verso. « La notion de choix est au cœur du jeu » explique Elise, chargée de communication digitale au SEL, qui a eu l’occasion de tester le prototype. « Au cours de la partie, vous pourrez avoir un enfant. Allez-vous l’envoyer à l’école – recto – ou lui demander de travailler – verso –. La première option est préférable mais elle vous coûtera de l’argent. La seconde est peut-être moins éthique mais vous n’aurez peut-être pas trop le choix non plus ».

Une phase de test incontournable

Le principe de base du jeu est maintenant posé et pourtant il y a encore beaucoup à faire pour l’améliorer. Toute création de jeu de société nécessite une longue période de tests. « C’est un passage obligé mais c’est intéressant car l’on a des retours en direct des joueurs eux-mêmes » confie Nicolas qui a mis à contribution l’équipe du SEL mais aussi ses amis. Il leur est pleinement reconnaissant : « Les retours des uns et des autres permettent d’ajuster et de rééquilibrer le jeu. C’est indispensable. Si le résultat est celui-ci, c’est en grande partie grâce à eux ».

Une période de pause

Malgré ces belles avancées, le projet de jeu de société a été mis en pause pendant près d’une année. Deux raisons ont poussé l’équipe du SEL à temporiser. Premièrement, un autre projet est devenu prioritaire. C’est ainsi que l’année 2017 a vu la parution de l’ouvrage Ils ont aimé leur prochain en résonnance avec les 500 ans de la Réforme. Deuxièmement, le SEL manquait de contacts pour concrétiser le projet. David, responsable de la communication, l’explique ainsi : « Il y a plusieurs éditeurs de livres dans le milieu chrétien francophone mais aucun éditeur de jeux de société. La tâche était donc plus difficile et plus longue pour nous ».

Une dernière ligne droite

Une fois le livre paru, le travail sur le jeu de société a repris au début de l’année 2018. Depuis, tout s’est assez vite enchaîné. De nouveaux contacts ont été entamés et plusieurs devis réalisés. Les visuels ont alors été réalisés par Florimond Mochel du collectif Majestart. L’idée était d’avoir un univers graphique autour du thème de l’Afrique. Plusieurs brainstormings en équipe au SEL ont permis de trouver le nom final « Les villageois de Baobila ». Sur la photo ci-jointe, vous pouvez voir ce à quoi vous avez (heureusement) échappé. « Le nom du jeu soulève souvent quelques questions » confie Nicolas. « À notre connaissance, le village de Baobila n’existe pas. L’idée était d’ancrer le jeu dans une réalité pour qu’il soit immersif et en même temps nous ne souhaitions pas stigmatiser un village ou un pays en particulier ».

Et maintenant ?

Le jeu de société « Les villageois de Baobila » vient de sortir en novembre 2018. Il a été présenté aux délégués du SEL en avant-première lors de la dernière journée des délégués à Bagneux le samedi 10 novembre. A votre tour, vous allez pouvoir le découvrir ! Vous pouvez d’ores et déjà le précommander sur le site du SEL (34,90 € – frais de port offerts) en cliquant ici ou le trouver dans les librairies chrétiennes à partir de la fin du mois de novembre.

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