Quelles solutions avons-nous pour faire face aux changements climatiques ? [4/4]

Le sujet des changements climatiques passionne autant qu’il divise. Voici 4 articles pour présenter le débat et son intérêt à quelques jours de la COP21 !

L’année 2015 a été placée sous le signe du climat et de l’environnement avec en point d’orgue la COP21 qui se tient à Paris du 30 novembre au 11 décembre. À travers cette série de quatre articles, nous allons essayer de présenter brièvement l’état des débats sur la question des changements climatiques et de montrer en quoi il est nécessaire de s’y intéresser quand on est engagé dans la lutte contre la pauvreté.

[Article précédent : « 3- Quelles sont les conséquences attendues des changements climatiques ? »]

4- Quelles solutions avons-nous pour faire face aux changements climatiques ?

Face aux changements climatiques actuels, les solutions mises en avant diffèrent du tout au tout selon les réponses apportées aux questionnements soulevés dans les articles précédents. C’est ainsi que les climato-sceptiques prônent plutôt la passivité puisque les conséquences du réchauffement ne sont pas véritablement catastrophiques. Plus encore, ils mettent en garde contre le fait que toute mesure visant à modifier le comportement humain (du type réduction des gaz à effet de serre) serait au mieux inutile car le réchauffement ne s’explique pas principalement par l’activité humaine, au pire génératrice de pauvreté[1].

Complètement à l’opposé, les partisans de la thèse d’un réchauffement anthropique poussent à des degrés divers vers une prise en compte de la problématique climatique par la communauté internationale. Leurs solutions tiennent en deux mots: adaptation et atténuation ! Pour ce qui est de la première réponse, ils soulignent que « le meilleur moyen de maîtriser les effets des changements climatiques sur les plus démunis consiste à intégrer les mesures d’adaptation dans les stratégies de développement durable et de lutte contre la pauvreté ». Or au vu de l’orientation des objectifs de développement durable adoptés en septembre lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies, il semblerait qu’ils aient été – au moins pour partie – entendus.

Pour autant, l’adaptation n’est qu’un volet de la solution et la grande majorité des chercheurs signale que la communauté internationale ne pourra pas faire l’économie d’une atténuation des changements climatiques par la limitation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre. Le GIEC estime ainsi que seul un scénario de réduction des émissions est en mesure de maintenir la hausse des températures sous le seuil des 2°C[2]. Seulement, ce type de mesures doit faire l’objet d’une importante concertation entre les États pour qu’il n’y ait pas d’injustices[3] et que chacun prenne part volontairement à ce processus. C’est là tout l’enjeu de la COP21 !


[1] Les climato-sceptiques expliquent que se passer du pétrole ou du charbon induirait une hausse de la facture énergétique des consommateurs et que cette augmentation des coûts pourrait générer de la pauvreté.
[2] « De nouvelles émissions de gaz à effet de serre impliqueront une poursuite du réchauffement et des changements affectant toutes les composantes du système climatique. Pour limiter le changement climatique, il faudra réduire notablement et durablement les émissions de gaz à effet de serre. »
[3] Selon cette conception des changements climatiques, interdire à des sociétés pauvres (et historiquement très peu responsables de la crise environnementale actuelle) la croissance économique dont les pays du Nord ont bénéficié durant des décennies est indéfendable éthiquement et intenable politiquement, quand bien même cette croissance serait néfaste pour la planète. Des initiatives comme la création d’un Fonds vert pour le climat cherchent alors à dépasser ces limites.

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