L’entraide fait la force

Malgré son apparente dévalorisation dans notre société, où le chacun pour soi et la loi du plus fort semblent dominer, l’entraide demeure un mécanisme fort, en particulier face aux crises. Le cas des partenaires des projets Agriculture du SEL et de leurs bénéficiaires en est un bel exemple.

L’entraide surgit souvent face aux difficultés car lorsqu’une crise se présente, notre besoin des autres devient plus évident : nous réalisons que nous ne pouvons pas y arriver seul. Les groupes d’entraide, sont ainsi constitués de personnes au vécu similaire, afin qu’elles puissent, ensemble, affronter des expériences difficiles de la vie, changer un comportement, une habitude ou alléger leur quotidien. 

Quand l’impossible devient possible 

C’est également le cas pour les agriculteurs d’Afrique subsaharienne en situation de pauvreté. Ces derniers rencontrent de si nombreux obstacles pour trouver une terre accessible, la cultiver, vendre les produits qu’ils en tirent, que seuls, sortir de la pauvreté peut leur paraître impossible. C’est pour cela que les partenaires locaux du SEL valorisent l’entraide auprès des bénéficiaires de leurs projets agricoles. 

Unis, pour le meilleur ! 

« Seul on n’est pas trop fort mais quand on est ensemble on peut réaliser de grandes choses ! » affirme Rachel, bénéficiaire d’ESOP, partenaire béninois du SEL. 

Et en effet, s’entraider permet d’accomplir bien plus que lorsqu’on est seul, en voici quelques raisons : 

Ensemble, nous sommes plus forts et efficaces 

Difficile de contester cette affirmation lorsqu’il s’agit de creuser un puits, labourer un champ ou construire un abri. De même pour développer une activité génératrice de revenus et améliorer ses conditions de vie. Être deux, ou plus, peut se révéler être un réel atout.  

Les bénéficiaires d’International Nepal Fellowship (INF), partenaire de Tearfund Grande-Bretagne avec qui nous avons des liens privilégiés, en témoignent. En à peine 10 jours, 58 personnes ont construit un robinet d’eau potable à destination de 75 foyers[1]

Ensemble, nous avons plus de ressources financières 

Nous avons probablement tous déjà cotisé pour financer quelque chose qui n’était pas à notre portée seul : un cadeau d’anniversaire coûteux, un logement de vacances, etc.  

Pour les agriculteurs d’Afrique subsaharienne, ce sont : de meilleurs outils, des terres plus proches, ou encore l’entretien de leur matériel. Certains forment même des groupes d’épargne et de crédit. Membre de l’un d’eux, Valentine, bénéficiaire de l’ENAR, partenaire du SEL en République Démocratique du Congo (RDC), raconte :  

« La situation de ma famille se caractérisait par la faible production agricole, la faible superficie des champs agricoles et l’inaccessibilité au système bancaire. Aujourd’hui, je parviens à avoir des activités génératrices de revenu grâce à la vente des produits des champs et à l’octroi des crédits dans notre groupe d’épargne. » 

Ensemble, notre légitimité est renforcée 

Il est communément admis que les plus faibles, et donc les plus pauvres, ne sont pas écoutés.  

La force du nombre participe à rendre leurs demandes, auprès de leur communauté ou de leur gouvernement, plus légitimes. Cela leur donne également plus de poids pour négocier les prix de leurs produits face aux négociants qui profitent parfois de la vulnérabilité de ceux qui sont seuls. 

Ensemble nous pouvons nous écouter et nous encourager

Enfin, le fait d’être plusieurs crée un espace où chaque personne peut être soutenue tout en encourageant les autres.  

Ce lien social est particulièrement précieux au sein des communautés pauvres où le découragement est régulier face aux défis à relever. Claire, bénéficiaire de PNS, un de nos partenaires en RDC, se rappelle : 

« J’ai passé trop de temps à travailler dans la solitude ! Mon voisin m’a encouragée à intégrer l’association de mamans de Kikonka, et depuis, je sens que ma situation s’améliore progressivement » 

Recevoir pour donner 

Ainsi, l’entraide ne se limite pas à l’octroi d’un soutien ou d’un appui. Le mécanisme implique la réciprocité.  

Chaque individu reçoit, certes, mais a aussi quelque chose à apporter aux autres. Les bénéficiaires du CEPROMOR & AEPH, partenaire du SEL en RDC, peuvent par exemple répliquer dans leur village ce qu’ils apprennent lors de leurs formations sur les champs écoles.  

Cela permet aux agriculteurs de leur communauté d’également profiter de leurs connaissances et de leur savoir fraîchement acquis. Ayant reçu, les bénéficiaires peuvent à leur tour donner, ouvrant ainsi la porte à une boucle de solidarité. 

Vous êtes désireux d’entrer dans cette belle boucle solidaire ? Soutenez le travail des partenaires Agriculture du SEL !  

Note :

[1] Tearfund, Surmonter la pauvreté grâce à des groupes d’entraide,Tearfund, Royaume-Uni, 2019, https://res.cloudinary.com/tearfund/image/fetch/https://learn.tearfund.org/-/media/learn/resources/reports/2021-tearfund-overcoming-poverty-through-self-help-groups-cs-fr.pdf

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