Épargner pour une vie meilleure

En Afrique subsaharienne, près de 400 millions de personnes vivent encore avec moins de 1,70€ par jour. Pour les partenaires Impulsion Économique du SEL, ces chiffres doivent évoluer. Rencontrez l’un d’entre eux dans cette interview.

Fidèle Lompo est le directeur d’une Institution de Microfinance soutenue par le SEL, au Burkina Faso. Face au constat de la pauvreté économique, lui et son équipe ont choisi de ne pas rester les bras croisés.

Découvrez comment cette « mini-banque » aide les plus démunis, par des prêts et des formations, à épargner pour développer une activité génératrice de revenus qui subviendra aux besoins de leur famille.

Lorah Boyadjian : En quoi consiste l’épargne que vous proposez dans vos agences ?

Fidèle Lompo : Nous proposons 2 façons de faire de l’épargne.

  • L’épargne obligatoire, qui amène les bénéficiaires d’un prêt à prévoir, dans leurs remboursements, une partie pour épargner et se constituer, à terme, un capital. Ainsi, ils n’auront plus besoin de crédit.
  • Et l’épargne volontaire, où nous encourageons les bénéficiaires d’un microcrédit à mettre leur argent dans un compte de notre structure plutôt qu’à la maison. Ainsi, il est bien gardé ! On leur suggère aussi de faire valoriser leur épargne en faisant un dépôt à terme pour bénéficier d’une petite compensation du fait que l’argent est resté longtemps chez nous.

Quelle était la situation des personnes avant de bénéficier du projet ?

Des gens souffraient et n’avaient même pas le minimum pour manger. Ils n’avaient pas non plus le courant, ni l’eau. Leurs enfants se retrouvaient dans la rue pour essayer de gagner de l’argent et ressembler à leurs camarades. Les parents perdaient leur autorité sur eux.

Et maintenant ? Qu’est-ce que ça a changé pour eux de pouvoir épargner ?

Leur confiance en eux est revenue. Ils retrouvent espoir et peuvent faire des projets auxquels ils donnent vie.

On a vu une énorme différence ! Déjà, leurs vêtements ont changé. Certains ont acheté un vélo pour aller vendre leurs plats de cacahuètes, les ustensiles de cuisine se renouvellent, ils apprennent à mieux mieux gérer leur argent.

Maintenant, les bénéficiaires font de grands projets comme : « Je vais amener mon enfant à telle école parce que là-bas on enseigne bien, même si elle est privée », « Je vais emmener mon enfant se faire soigner à tel endroit parce que les soins sont meilleurs. » Leur confiance en eux est revenue. Ils retrouvent espoir et peuvent faire des projets auxquels ils donnent vie.

Il y en a qui n’attendent que ça pour améliorer leur vie ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous nous appelons « Vie meilleure » . Il y un grand impact pour ceux qui ont bien suivi le crédit. Ils retrouvent espoir.

On ne peut pas développer quelqu’un, c’est la personne qui peut se développer elle-même mais on peut l’aider à se développer.

Avec notre encadrement, on aide les bénéficiaires à se développer, mais c’est eux qui combattent et qui changent.

Pourquoi, d’après vous, c’est aux chrétiens de se mobiliser pour permettre aux communautés de se développer ?

Nous sommes le sel de la terre : Dieu nous a mis sur terre pour donner le bon goût à ceux qui n’en ont pas. Donc quand le chrétien est quelque part, c’est à lui d’œuvrer à la transformation de son milieu.

Dieu ne nous place pas quelque part au hasard.

C’est aux chrétiens de trouver tous les moyens qu’il faut pour que, là où ils sont, il y ait de l’impact. Pour que les gens puissent voir que nous sommes des enfants de Dieu !

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